Que ce soit comme complément de revenus, comme échappatoire à la pression quotidienne, comme choix de carrière, ou comme solution pour s’installer dans une zone où les studios sont rares, l’enseignement est un choix tout à fait envisageable.


 Pour cela deux options sont possibles : travailler comme vacataire ou en poste fixe.

Travailler comme professeur vacataire

Trouver un poste comme vacataire au sein d’une senmon gakkō  (école privée specialisée) peut être aussi simple que de téléphoner ou d’envoyer un mail. Un entretien, éventuellement un “lesson test” et ça roule, surtout si l’on a une compétence très demandée – comme en 3D par exemple. C’est simple car l’école ne prend pas de risque : s’il n’y a pas le nombre minimum d’inscrits, le cours est annulé. C’est souvent mal payé, mais ça peut être l’occasion d’acquérir une expérience d’enseignement nécessaire pour accéder à des postes plus intéressants. C’est aussi en senmon gakkō qu’on trouvera les horaires les plus flexibles.

Pour les postes de vacataire en université, cela se passe souvent comme en senmon gakkō ; mis à part le fait que dans la plupart des cas, il faudra déjà avoir une certaine expérience dans le domaine de l’enseignement. De plus, les universités ne pouvant ouvrir et fermer des cours à leur guise, il faudra profiter de l’ouverture d’un poste ou du départ d’un autre professeur. Pour cela il est préférable d’avoir un contact direct avec des professeurs  titulaires, et leur faire savoir à l’avance que l’on est intéressé. Cela peut prendre du temps avant qu’un poste ne se libère.

Travailler comme professeur titulaire

Contrairement à la France, un poste fixe est toujours un temps complet, incompatible avec un travail en studio. Une forte expérience de l’enseignement est nécessaire. Bref, c’est un choix lourd qui ne permet pas de continuer une carrière en parallèle (ou alors au ralenti).

Dans tous les cas de figure, le japonais est évidemment indispensable pour communiquer son savoir aux étudiants.  Mais un japonais hésitant peut parfois suffire, si l’on connaît bien son sujet. L’important est de savoir se faire comprendre, pas d’effectuer son cours dans un japonais irréprochable ; d’autant plus que les écoles sont généralement ravies d’avoir des professeurs étrangers à proposer à leurs étudiants.

Pour commencer vos recherches dans ce domaine, nous vous conseillons de vous rendre sur ce site où sont recensées toutes les ouvertures de postes en “appel public”, vacataire ou titulaire :

http://www.jasso.go.jp/en/study_j/search/daigakukensaku.html